Lundi 18 mai 2009
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" Maudits piafs du printemps !! "
Un sourire apparut sur le visage de Clyv, encore plongé dans le noir. Tout les matins du Repos c'était pareil. Les " maudits piafs " en prenaient pour leur compte, et pour cause, ils se
permettaient de venir siffler à la fenêtre de l'oncle Harim. Et ce n'est pas le jour du Repos qui allait les en empêcher. Il faut dire que si tout les autres matins ils venaient chantés, Harim
était déjà debout depuis longtemps. Il y avait tellement de travail à accomplir qu'il était généralement levé avant le chant des oiseaux. Mais tout les neufs jours c'était le même topo.
Clyv décida finalement d'ouvrir les yeux, sa chambre était plongé dans une semi-obscurité. Le soleil avait apparemment parcouru un bout de chemin, car les raies de lumières que laissait filtrés les
volets parcourait la chambre de long en large. Une belle journée se devinait déjà. Il sauta au bas de son lit et enfila ces vêtements. D'habitude, il lui était toujours difficile de se tirer de ces
draps, mais bizarrement les matins du Repos il était généralement plutôt content de laisser son lit. Il ouvrit ses volets et pu découvrir un ciel bleu parsemé de quelques nuages, et bien sur un
soleil brillant plus que de normal pour un jour de printemps. Tant mieux se dit-il, si sa continu comme sa, pourquoi ne pas aller faire un saut à la rivière cet après midi. Il baissa les yeux et
regarda la prairie devant lui. L'herbe était haute et il pouvait déjà apercevoir un ou deux papillons voletant sur le vent matinal. De la forêt situé au bout de la prairie, il pouvait entendre les
quelques merles et fauvettes qui sifflaient les airs du printemps.
Lorsqu'il entra dans la cuisine, Clyv trouva Harim en train de raviver le feux pour préparer la tisane.
" Bonjour Harim, belle journée n'est ce pas ? demanda Clyv d'un ton moqueur "
" Tout dépend ce que tu appel " belle " gamin. Le jour ou ces oiseaux de malheur ne me réveilleront pas, je pourrais peut être commencer une belle journée. En plus de sa vu le ciel de ce matin, je
peux t'affirmer que c'est une fournaise qui nous attends cet après midi."
Harim était toujours un peu bougon le matin, et Clyv arrivait assez bien à s'en amuser à sa guise.
Il ne vivait que tout les deux, son oncle et lui, dans une petite ferme qui ressemblait plus à une maison avec quelques animaux. Le village de Golpra se trouvait à une demi lieue de la ferme. Si on
se mettait sur le perron, on arrivait à le distinguer à travers les arbres les nuits d'hiver lorsque les maisons étaient éclairées. A part eux, il y avait dans la ferme quelques poules, cinq
moutons, une vache, une jument et Arris. Arris c'était le chien. Enfin qui ne pouvait être considéré comme un chien par Harim, car ce fidèle compagnon le suivait maintenant depuis de longue années,
et c'était devenu plus un ami qu'il n'était un animal. Arris restait donc Arris. Clyv l'aimait bien aussi, malgré son âge qui commençait à devenir plus que respectueux pour un chien, Arris n'avait
aucun problème de santé ni de quoi que se soit. [...]
Par Lawdek
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Publié dans : Chapitre 1
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