Aussitôt les deux garçons firent silence en la voyant arriver avec ce plat. Ils savaient tout les deux que Maya était
une bonne cuisinière, et que les pâtisseries qu'elle réalisait était toujours succulentes. C'est simple ils ne connaissaient personne d'autre qui cuisinait d'aussi bon dessert. Leur amie avançait
toujours vers le perron d'ou ils n'avaient bougé et un sourire se dessinât sur son visage en voyant les deux paires d'yeux fixés sur son plat.
" Et bien vous n'êtes pas très productif. " déclara t-elle à quelques mètres du perron.
" Nous peut être pas, répondit Clyv, mais toi apparemment si. "
" Et puis c'est la journée du Repos, il ne faut pas trop en faire. " ajouta Illot' sans quitter le plat des yeux.
" Dommage, je venais tout juste de préparer une tarte pour remettre en forme des personnes qui en auraient besoin. " dit-elle en souriant.
" Oh mais tu sais, on a quand même beaucoup réfléchit, s'empressa d'ajouter Illot', et réfléchir sa donne faim c'est bien connu. "
" Vous ? Réfléchir ? demanda t-elle en franchissant les quelques pas qui la séparait des garçon pour poser la tarte sur le perron. Il est bien vrai que sa ne vous arrive pas souvent, je comprend
que vous ayez faim. Encore heureux que vous n'ayez pas poussé vos réflexions trop loin, l'un de vous aurait pût y rester. " plaisanta-t-elle.
Clyv et Illot' firent tout deux une grimace à leur amie et se penchèrent finalement sur le plat pour savoir ce qu'elle avait préparé. C'était une magnifique tarte aux fraises, la pâte était dorée
et les fraises étaient grosses et bien rouge, et recouverte d'une fine couche de confiture de fraise pour rajouter encore plus de goût. Et le meilleur de cette tarte, c'est qu'elle était encore
chaude et fumante, Maya avait dût prendre la route directement après l'avoir sortie du four. Rien qu'à la voir, les deux compère en avaient l'eau à la bouche.
" Après avoir planté quelques fleurs je suis passé au jardin, il y'avait quelques fraises alors je me suis dit que je pouvait préparer un petit quelque chose à mes deux fainéants. " expliqua
t-elle comme pour se justifier.
" Tu as bien eu raison, répondît Clyv ravi, je vais chercher trois cuillères tout de suite. "
" Dépêche toi ou j'attaque avec les doigts. " répondît Illot'.
Ils s'installèrent tous les trois autour du mets délicieux et attaquèrent la fameuse tarte. Elle était croustillante sur les côtés ou la pâte abondait, et fondante au milieu la ou les fraises
avaient laissé leurs jus s'échapper. Dans la bouche de Clyv il y'avait l'odeur de la pâte chaude, de la fraise, mais aussi quelque chose d'autre dont il ne connaissait pas le nom. Maya rajoutait
tout le temps des plantes, ou des petites pelures de fruit de son pays d'origine, et cela changeait toute la saveur à chaque fois, pour quelque chose d'encore meilleur.
Elle leur demanda de quoi ils avaient réfléchît, ce à quoi ils répondirent qu'ils s'imaginaient comment pouvaient être les autres civilisations qui existaient dans le monde, tout en passant sous
silence les paroles qu'ils avaient échangé à propos de leur amie. Celle-ci s'immisça très volontiers dans leur conversation en apportant ces connaissances de tribus de chez elles et de coutume
qui se pratiquaient dans le royaume d'Aminite. Les deux garçons en apprirent un peu plus sur le pays d'origine de leur amie, et furent assez surpris par certaines coutumes. Illot' fût stupéfait
d'apprendre que là-bas des hommes pouvaient être exécuté pour avoir simplement eu un avis différent que le roi sur une décision. Alors que Clyv lui fût surpris d'apprendre qu'il existait des
hommes qui arrivaient à guérir des maladies graves simplement avec des plantes.
Finalement le soir tomba, Maya laissa le reste de la tarte chez Clyv pour qu'Harrim puisse en profiter. Maya et Illot' repartirent tout en se lançant dans une discussion qui allait largement les
occuper jusqu'à ce qu'ils arrivent chez eux. Clyv rentra à l'intérieur, alluma un petit feu dans la cheminée et reprît son livre sur les sciences des plantes. Il voulait en connaître plus sur
celles ci après ce que son amie lui avait raconté. Il resta ainsi à déchiffrer les mots jusqu'à ce que son oncle arrive à la maison. [...]
Il sût que celui-ci était rentré, lorsque Arris vînt tourner et sauter autour de lui comme une puce. Clyv qui ne
l'avait pas entendu leva les yeux de son livre et tout en le gratifiant de caresses, il lui demanda si il avait abandonné son maître ou bien si celui-ci était maintenant trop vieux pour marcher à
une allure normale. Il eu pour seule réponse les respirations haletantes du chien et pour finir un :
" Personne n'abandonne personne, et personne n'est encore trop vieux ! "
Clyv se retourna en rigolant vers la porte où se tenait son oncle.
" On ne sait jamais, plaisanta-t-il, je demande histoire d'être sur ! "
" Moi je suis sur d'une chose, c'est que j'aurais dût te perdre en forêt dès que j'ai eu ta garde ! "
Harrim vînt s'asseoir dans son fauteuil et repris la confection du macramé qu'il était en train de confectionner.
" J'ai croisé Illot' et Maya sur le chemin, ils étaient encore en train de se chamailler sur un sujet dont eux seul ont le secret. Maya m'à dit qu'elle avait laissé un bout de tarte, j'espère
qu'il existe toujours. " dit-il en regardant son neveu d'un air soupçonneux.
" Oui bien sur, il est sur la table de la cuisine, répondit Clyv. J'imagine la révolte qui aurait été menée si j'avais osé manger ta part. "
" Exactement tu à bien fait de ne pas y toucher, tu aurais dus passer la nuit dehors sinon. "
" Bof, sa n'aurait pas été la première fois, rétorqua Clyv, mais je ne sais pas si sa vaut ou non une part de tarte de Maya. "
" La question ne se pose pas, tu ne toucheras pas à cette tarte ! " déclara son oncle sur un ton qui se voulait faussement autoritaire.
Clyv ferma son livre, en prenant soin de marquer la page, et décida de parler d'un autre sujet qui développait toute sa curiosité :
" Nous pouvons donc attaquer le dressage d'Iris demain ? " demanda-t-il plein d'envie.
Harrim leva les yeux de son ouvrage.
" Nous ? "
" Et bien oui, tu as dit que tu m'aiderais et me montrerais les premières étapes. "
" Je te dirais ce que tu dois faire depuis la barrière mais c'est tout, répondit son oncle. Tu seras seul avec elle dans le pré, et il n'y a que si tu t'en sort vraiment mal que j'interviendrais,
mais j'espère bien ne pas mettre un pied dans le champ. "
" D'accord. " répondit simplement Clyv maintenant partagé entre l'excitation, l'appréhension, et la peur de ne pas décevoir son oncle. " Mais on peut quand même commencer demain ? "
ajouta-t-il.
" Je pense oui, nous trouverons bien un moment. Il faut juste espérer qu'elle soit prête. Si elle ne l'est pas, nous le remarquerons vite de toute manière. "
Clyv resta encore un moment à regarder les flammes de la cheminée lécher une bûche de bois, puis finis par aller se coucher sans manger. Il n'avait pas faim, et préférais bien se reposer.
Lorsqu'il fût dans sa chambre il alla ouvrir le volet et chercha Iris des yeux. Il remarqua au bout d'un moment une tache sombre couché au pied d'un arbre. Un sourire se dessina sur son visage
devant le spectacle qu'était son cheval sous cette nuit étoilé. Il alla se coucher sans fermer le volet, et s'endormit des idées plein la tête. [...]
La journée suivante fût éreintante. Malgré l'envie de commencer le dressage d'Iris au plus vite, Clyv dût d'abord
nettoyer l'enclos des moutons, puis lever les oeufs des poules, préparer à manger, s'occuper du jardin pendant qu'Harrim était en train de labourer un champs avec Brama. Mais finalement, en fin
d'après midi, ils se retrouvèrent tous les deux devant l'enclos d'Iris. Clyv affichait un grand sourire et la détermination marquait son visage. A côté de lui Harrim affichait une mine soucieuse
mais Clyv n'en pris compte pressé d'attaquer.
" Sais tu par quoi attaquer ? " lui demanda son oncle en regardant l'enclos.
" Et bien non, c'est pour cela que tu es la, répondît Clyv avec le sourire. Mais je pense que nous devrions nous munir d'une selle ou du moins d'un harnais. C'est essentiel non ? "
Harrim fixa alors son neveu les yeux pleins d'amusement.
" Oui, tu as raison il va falloir vraiment te filer un coup de main. "
" Comment puis je le savoir, je n'es jamais fait de dressage, se rembrunit-il. Explique moi les premiers pas dans ce cas. " rétorqua Clyv.
" Si tu veux que nous travaillons ensemble, n'adopte surtout pas cet air la et ce ton maussade, le prévînt son oncle. Je veux bien prendre le temps de t'apprendre ce qu'il faut mais je te
l'apprends correctement. Je préfère que tu monte un cheval bien propre et bien monté dans quelques années plutôt que ... "
" Quelques années, le coupa Clyv. Mais combien de temps met on pour dresser ces bêtes ? "
Un silence suivît cette réplique, silence durant lequel son oncle avait les yeux rivés droits dans les siens.
" Je ... je m'excuse, marmonna Clyv. Je veux dresser ce cheval correctement et je veux que tu m’apportes des conseils. " ajouta-t-il la mine désolé.
" Bien, répondit son oncle. Si tu me laisses finir tu comprendras qu'élever un cheval relève de minutie, d'attention et surtout de patience. Avant de monter un cheval, il faut savoir qu'il doit
s'habituer à toi qu'il prenne confiance en toi. SI jamais il n'y a pas cette confiance mutuelle entre vous, monter seras un calvaire pour toi, et encore plus pour elle, qui en passant te le fera
comprendre. Un dressage commence donc en prenant soin de ta jument, en s'occupant d'elle, pour que celle-ci t'apprécie et qu'elle prenne conscience que c'est toi qui t'occupe d'elle. Même si je
sais que tu désapprouve ce terme, il faut qu'elle remarque que c'est toi son maître. "
Clyv acquiesça de la tête avant de demander :
" Et combien de temps met-on pour acquérir la confiance d'une jument ? "
" Et bien il faut minimum une année pour qu'une jument s'adapte à quelqu'un si jamais elle n'a jamais eu aucun contact avec l'homme auparavant. "
Devant la mine désespéré que Clyv affichait Harrim ajouta :
" Mais celle-ci à déjà reçu tout ce qui lui fallait dans le ranch d'ou elle viens. "
" Alors je peux attaquer à la monter donc ! " se réjouit Clyv.
Mais après une courte réflexion l'idée lui vînt de lui même :
" Ou je peux continuer de m'occuper d'elle pour qu'elle s'habitue à moi, et non qu'elle reste attaché à son ancien propriétaire. "
" La deuxième solution serait la meilleure il me semble, répondit son oncle avec le sourire. Il faudra que tu t'en occupes tous les jours correctement pendant un mois minimum. On verra ensuite
l'évolution des choses cela suffira peut être, ou bien il faudra encore attendre. "
Clyv malgré sa déception de ne pouvoir monter cette magnifique jument mais se réconforta à l'idée d'instaurer une confiance totale entre lui et sa jument. C'est donc plein d'entrain qu'il demanda
à Harrim :
" Alors que faut-il faire pour attaquer ? " [...]
" Il faut d'abord que tu la ramène ici, commença à sourire Harrim. Mais apparemment tu ne devrais pas avoir trop de
difficultés vu le petit épisode qui s'est produit hier elle te reconnaît déjà, et ce n'est pas rien. Muni toi donc de ce licol et va la chercher. "
Clyv sauta donc la barrière en direction d'Iris. A l'approche de celui-ci, elle releva la tête et le regarda approcher. Il tendit la main devant lui tout en l'approchant doucement. Il était à dix
mètres lorsqu'il entendît derrière lui son oncle qui lui disait de lui parler, de lui dire des choses apaisantes, qu'elle comprenne qu'elle ne craignait rien. Clyv se retrouva donc en train de
tendre la main vers une jument au milieu d'un pré désert en lui disant des choses qu'il n'aurait jamais osé dire à une fille. En imaginant le tableau il se rendît compte de l'absurdité de la
situation, et il se mît à sourire lorsqu'il s'imagina Illot' en train d'assister à la scène pris d'un fou rire sur la barrière.
Mais le sourire disparu vite lorsque la tâche se compliqua. En effet si la veille la jument s'était laissée faire, aujourd'hui en revanche elle n'avait pas du tout envie de compagnie. Et chaque
fois que Clyv arrivait à moins de cinq mètres de celle-ci, elle s'éloignait à une bonne distance du licol. Au bout d'une quinzaine de tentative cela commença à agacé Clyv qui se retourna vers son
oncle :
" Elle ne se laisse pas faire, je fais comment ? " lui demanda-t-il.
" Cela prend du temps je t'avais prévenu, elle n'a pas envie de te suivre aujourd'hui voila tout. Il faudra sans doute réessayer demain. " lui cria son oncle qui était toujours en dehors de
l'enclos.
Clyv regarda sa jument d'un air désespéré :
" Sache que je suis plus têtu que toi, mais il parait qu'il ne faut pas te brusquer alors je reviendrais demain. "
Sur ces mots il tourna le dos à sa jument un peu déçu et retourna vers son oncle. Et ce n'est qu'en arrivant vers la barrière que son oncle chuchota en montrant des yeux quelque chose derrière
lui :
" Je ne sais pas ce que tu lui a dit, mais tu as très bien parlé. Je pense même que tu l'as charmé. "
Clyv se retourna et Iris se trouvait à quelques mètres de lui. Calme et sereine, comme la veille elle l'avait suivît lorsqu'il s'en allait. Il se rapprocha donc comme il l'avait fait, et la
jument se laissa faire. Il la caressa un moment en lui parlant puis lui passa le licol doucement. Il lui fallu trois refus pour qu'en fin au bout du quatrième Iris se laissa faire.
" Et maintenant Que faut il que je fasse ? " demanda Clyv très fier de lui.
" Nous allons l'emmener dans l'écurie avec Brama et je montrerais tout les soins que tu doit lui apporter, si elle est d'accord encore une fois. "
Dans l'écurie, Harrim montra donc sur Brama, comment se déroulait le pansage d'une jument, de comment curer les pieds jusqu'à passer l'époussette. Clyv écouta concentré et essaya de retenir tout
les gestes qu'accomplissait son oncle. Il passa ensuite lui même à l'action et attaqua doucement, toujours en lui parlant.
On devinait qu'Iris avait déjà de l'expérience avec les hommes car elle se laissa faire presque tranquillement. Tout se déroula parfaitement bien et Clyv compris très vite tous les gestes qu'il
fallait faire, pour mettre sa jument en confiance.
A la fin il donna une bonne ration de fourrage aux deux équidés et souhaita une bonne soirée à Iris, et lui et Harrim rentrèrent à leur tour pour se nettoyer et souper. [...]